Amandine Veber (CMAP)

Carte non disponible

Les effets d’une faible pression de sélection dans une population ayant une structure spatiale

vendredi 26 janvier 2018, 9h30 - 10h30

Salle du conseil, espace Turing


L’une des motivations pour l’introduction de l’équation de Fisher-KPP était de modéliser l’invasion d’un allèle favorable au sein d’une population ayant une structure spatiale continue. Ce modèle suppose que les reproductions se produisent très localement dans l’espace, de sorte que si on suppose que les individus peuvent être de deux types génétiques seulement, le terme de dérive modélisant la compétition entre les allèles est de la forme sp_{t,x}(1-p_{t,x}). Ici, s est la force de la pression de sélection et p_{t,x} est la fréquence du type favorisé au point x au temps t. Cependant, sur l’échelle de temps de l’évolution génétique de la population, des évènements massifs d’extinction-recolonisation peuvent se produire régulièrement et perturber la vague d’invasion. Dans cet exposé, nous discuterons l’effet d’une faible sélection naturelle en présence ou non d’évènements occasionnels de grande ampleur, en utilisant un modèle d’évolution en espace continu appelé le processus Lambda-Fleming-Viot spatial. (Travail en collaboration avec Alison Etheridge et Feng Yu)