Aurélien Velleret – Marne-la-Vallée

Métastabilité entre les clics du cliquet de Müller

Le modèle dit du cliquet de Müller a été introduit en écologie théorique depuis plus de 40 ans dans le but de quantifier l’efficacité avec laquelle la sélection naturelle permet d’empêcher via un mode de reproduction purement asexué la fixation et l’accumulation de mutations délétères. Contrairement au cas sexué, les mutations délétères ne peuvent alors être purgées qu’avec l’extinction des lignées qui en sont porteuses.
Pour simplifier, toutes les mutations sont délétères et indiscernables et la taille de population est fixée. Le taux de reproduction moyen d’un individu est ainsi donné comme fonction uniquement du nombre des mutations qu’il porte, que l’on compare au taux moyen de reproduction des autres individus. A cause de la variabilité génétique uniforme, il est inéluctable d’observer la disparition irréversible de la sous-population des individus de phénotype optimal, i.e. sans mutation. On se focalise plus particulièrement au cas où la distribution des mutations au sein de la population se stabiliserait entre chacune de ces disparitions, avec à chaque fois une translation d’une mutation en plus. Cela justifie ce nom de « cliquet » donné à ce modèle en référence à ces roues dentées qui ne peuvent aller que dans un sens avec des transitions ponctuelles entre équilibres successifs.
La justification rigoureuse de ces quasi-équilibres, ponctués par les événements aléatoire de disparition, sera l’objet de mon exposé.

vendredi 11 mars 2022, 9h30 - 10h30

Salle du conseil, espace Turing


Métastabilité entre les clics du cliquet de Müller

Le modèle dit du cliquet de Müller a été introduit en écologie théorique depuis plus de 40 ans dans le but de quantifier l’efficacité avec laquelle la sélection naturelle permet d’empêcher via un mode de reproduction purement asexué la fixation et l’accumulation de mutations délétères. Contrairement au cas sexué, les mutations délétères ne peuvent alors être purgées qu’avec l’extinction des lignées qui en sont porteuses.
Pour simplifier, toutes les mutations sont délétères et indiscernables et la taille de population est fixée. Le taux de reproduction moyen d’un individu est ainsi donné comme fonction uniquement du nombre des mutations qu’il porte, que l’on compare au taux moyen de reproduction des autres individus. A cause de la variabilité génétique uniforme, il est inéluctable d’observer la disparition irréversible de la sous-population des individus de phénotype optimal, i.e. sans mutation. On se focalise plus particulièrement au cas où la distribution des mutations au sein de la population se stabiliserait entre chacune de ces disparitions, avec à chaque fois une translation d’une mutation en plus. Cela justifie ce nom de « cliquet » donné à ce modèle en référence à ces roues dentées qui ne peuvent aller que dans un sens avec des transitions ponctuelles entre équilibres successifs.
La justification rigoureuse de ces quasi-équilibres, ponctués par les événements aléatoire de disparition, sera l’objet de mon exposé.