Oriane Blondel (CNRS, Institut Camille Jordan et Université Claude Bernard Lyon 1)
Marches aléatoires en milieu aléatoire (dynamique)
On parle souvent de la marche aléatoire simple comme de la trajectoire d’un ivrogne. Loi des grands nombres et théorème central limite permettent alors de comprendre approximativement ses déplacements au cours d’une longue nuit. Imaginons maintenant que le sol des rues soit accidenté, de sorte que la probabilité d’aller à droite ou à gauche à chaque pas soit influencée par l’état du pavé. Peut-on encore décrire une promenade nocturne par des résultats asymptotiques sur la trajectoire ? On passera en revue quelques stratégies adoptées pour répondre de façon positive à cette question, et en particulier une approche récente basée sur des idées venues de la percolation.